Durabilité à DELIVER Europe

Comment les entreprises peuvent transformer leurs objectifs de durabilité en actions pratiques, mesurables et porteuses de résultats.

Table ronde à Deliver 2026
Nouveautés

Principaux enseignements du Sustainability Lounge de DELIVER Europe

Cette année, nous avons eu le plaisir d’animer la table ronde de DELIVER Europe sur la logistique à faibles émissions au sein du Sustainability Lounge.

Une approche transparente, mesurable et collaborative de la réduction des émissions est au cœur de notre stratégie de durabilité. Lors de cette édition de DELIVER Europe, cette vision a pris vie à travers une discussion enrichissante avec Wild (spécialiste des produits de salle de bain rechargeables) et AllChief (cabinet de conseil en ESG), consacrée aux moyens de transformer les objectifs de durabilité en résultats concrets.

À propos de DELIVER Europe

DELIVER est un événement sur invitation uniquement qui réunit les décideurs des secteurs de la chaîne d’approvisionnement, de la logistique et du commerce. En 2024, Spring GDS a reçu le DELIVER Sustainability Award pour sa solution HVO100 « Out the Tank ».

Grâce à son engagement constant à placer les enjeux de durabilité au cœur des discussions, DELIVER représentait l’événement idéal pour y affirmer notre présence. Chez Spring GDS, notre stratégie de durabilité a évolué, passant d’initiatives ponctuelles à une feuille de route structurée de décarbonation.

Des événements comme DELIVER, qui rassemblent les principaux décideurs et innovateurs du secteur logistique, sont essentiels pour soutenir notre ambition : accompagner l’industrie dans la réduction de ses émissions et accélérer sa transition vers des opérations plus durables.

Rencontrez les intervenants de la table ronde sur la durabilité

L’événement était animé par Tatum Bross, Responsable de projet ESG chez Spring GDS. Membre clé de l’équipe ESG de Spring GDS, Tatum a piloté plusieurs initiatives majeures, notamment le récent programme Book & Claim de carburant d’aviation durable (SAF), ainsi que la réalisation du premier Rapport d’Impact de Spring GDS.

Tatum Boss en présentation

Intervenants

Charlotte Whittle, Senior Operations Manager à Wild, une marque leader de produits de salle de bain rechargeables.

L’expertise de Charlotte consiste à rapprocher les ambitions de durabilité d’une marque de la réalité opérationnelle. À quoi ressemblent les choix à faibles émissions lorsqu’une entreprise développe un modèle de produits circulaire à grande échelle ?

Inge Tanke, Co-owner de AllChiefs, cabinet de conseil spécialisé en logistique durable.

Inge a apporté une perspective externe aux échanges. AllChiefs analyse les pratiques qui fonctionnent sur le marché et les conditions nécessaires pour permettre aux entreprises de transformer leurs objectifs de durabilité en décisions opérationnelles.

Thijs Boel, Managing Director, Spring GDS Europe.

Représentant Spring GDS, Thijs a apporté le point de vue d’un opérateur logistique. Comment la collaboration à travers toute la chaîne de valeur peut-elle transformer les objectifs de durabilité en progrès mesurables ?


Regarder la table ronde !


Les enseignements clés de la discussion

La table ronde a offert une diversité de points de vue particulièrement enrichissante sur la réduction des émissions liées à la logistique transfrontalière, ainsi que sur la répartition des responsabilités entre les marques, les fournisseurs, les transporteurs, les régulateurs et les consommateurs pour accélérer le changement.

Découvrez ci-dessous un résumé des réponses apportées par les intervenants à certaines des questions et des défis les plus pressants dans ce domaine en pleine évolution.

Où se situent selon vous les principaux écarts entre les ambitions de durabilité et leur faisabilité dans le monde réel ?

Inge : Les principaux écarts se situent dans deux domaines. Premièrement, au sein même des entreprises, lorsqu’il s’agit de répondre à la question : comment atteindre concrètement les objectifs Net Zero ? Les matières premières et les émissions en fin de chaîne sont généralement prioritaires. La logistique, en revanche, est plus complexe. Par exemple, la transition vers les biocarburants ou l’électrification peut s’avérer difficile : ces solutions sont coûteuses et nécessitent une collaboration étroite entre de nombreux acteurs.

Deuxièmement, il y a la question de la qualité des données. Les informations issues des données orientent les décisions opérationnelles des prestataires logistiques, et les détaillants devraient également définir des exigences plus claires afin de collaborer efficacement.

Thijs : Dans le domaine de la logistique e-commerce, nous disposons déjà de solutions pour réduire les émissions du transport routier. Pour nous, le mode de transport le plus difficile à décarboner actuellement reste le fret aérien, car les solutions techniques permettant de le rendre pleinement durable ne sont pas encore disponibles.

Charlotte : Les solutions les plus adaptées à nos besoins ne sont pas nécessairement les mêmes que celles privilégiées par les transporteurs avec lesquels nous travaillons. Nous souhaitons opter pour des alternatives plus durables, mais il est souvent difficile d’avoir une vision claire des actions réellement mises en œuvre par les transporteurs. Par ailleurs, nous ne parlons pas suffisamment de ce sujet dans le cadre des livraisons du dernier kilomètre.

Deliver photo We listen We inspire We Deliver 2026

À qui revient la responsabilité de rendre la logistique plus durable ?

Thijs : Ce n’est pas la responsabilité d’un seul acteur. Il ne faut pas se laisser guider uniquement par les régulateurs ou uniquement par les clients : toutes les parties prenantes doivent reconnaître la valeur de la durabilité et s’en approprier les enjeux. Une approche consiste à considérer la durabilité comme un levier de création de valeur supplémentaire. Par exemple, investir dans la durabilité peut générer des bénéfices en matière d’engagement des collaborateurs, d’efficacité opérationnelle ou encore d’amélioration du NPS (Net Promoter Score).

Charlotte : En tant que marque, nous nous appuyons sur l’expertise des prestataires logistiques, car nous ne disposons pas forcément de ces compétences en interne.

Inge : Je dirais que la responsabilité incombe avant tout aux marques. Bien entendu, toutes les parties ont un rôle à jouer. Cependant, les marges dans le secteur de la logistique sont faibles ; les marques peuvent donc contribuer en prenant l’initiative et en sélectionnant leurs transporteurs en fonction de critères de durabilité. Si le choix des transporteurs repose uniquement sur le coût, il devient difficile de faire progresser la logistique vers des pratiques plus durables.

Sur quelles solutions existantes pouvons-nous nous appuyer pour progresser ?

Inge : Des solutions comme le programme Book & Claim pour le carburant d’aviation durable (SAF) offrent une grande flexibilité pour partager les coûts et décarboner de manière collaborative. Cela devient en quelque sorte un mécanisme de comptabilisation qui permet aux marques et aux prestataires logistiques de travailler ensemble tout en générant un impact positif réel.

Thijs : Nous avons déjà mis en place plusieurs solutions tout au long de la chaîne de valeur. Citons par exemple les caisses-palettes réutilisables, qui réduisent les déchets et optimisent l’espace dans les camions, ou encore l’intégration de biocarburants dans le réseau de transport routier fonctionnant au diesel. En tant qu’entreprise disposant de peu d’actifs propres, même si les biocarburants ne sont pas utilisés directement dans nos camions, nous pouvons influencer l’ensemble du réseau afin de favoriser des opérations plus durables.

Charlotte : Nous misons sur des pratiques d’économie circulaire. Par exemple, nos tubes de produits sont compostables et nous utilisons des emballages recyclés. De plus, pour chaque vente réalisée, nous plantons un arbre afin de compenser les émissions générées.

Questions spécifiques aux intervenants

Pour Thijs : Comment mobilisez-vous vos partenaires si vous ne possédez pas de flotte ?

Thijs : Nous intervenons principalement en tant qu’acheteur de services logistiques, ce qui nous permet de faire des choix réfléchis quant aux partenaires avec lesquels nous collaborons. Nous échangeons régulièrement avec eux afin de démontrer la valeur des initiatives durables.

Prenons l’exemple des caisses-palettes réutilisables, qui remplacent les emballages à usage unique en carton ou en bois. Au départ, les transporteurs du dernier kilomètre n’étaient pas favorables à l’utilisation de palettes, mais ils étaient confrontés à des problématiques de gestion des déchets. Nous leur avons montré que les caisses-palettes réutilisables permettaient de résoudre ce problème : une palette complète est livrée, puis récupérée vide pour être réutilisée, sans générer de déchets ni de coûts supplémentaires pour le transporteur.

Pour Charlotte : Comment créez-vous la demande pour vos produits et comment percevez-vous le fait que vos concurrents adoptent votre modèle ?

Charlotte : Nous bénéficions d’une clientèle fidèle prête à payer davantage pour des produits durables, car les consommateurs accordent réellement de l’importance à ces enjeux.

Par ailleurs, nous considérons comme très positif le fait que nos concurrents reprennent le concept que nous avons contribué à populariser. Nous serions ravis que, d’ici trois ans, les produits rechargeables deviennent la norme plutôt que l’exception.

Points clés à retenir

Question posée à tous les intervenants : quel est l’unique enseignement en matière de durabilité que vous souhaiteriez que le public retienne de cette discussion ?

Inge : Examinez attentivement les options qui s’offrent à vous et évaluez les différents niveaux de coûts associés. Prenez pleinement conscience de votre empreinte logistique, analysez vos données et identifiez les leviers de réduction à privilégier. De nombreux ajustements opérationnels peuvent être mis en œuvre sans coût supplémentaire, voire générer des économies. Ne laissez pas les solutions les plus coûteuses freiner vos premiers pas vers le progrès.

Charlotte : N’oubliez pas que nous sommes tous des consommateurs dans notre vie quotidienne. Adoptez des choix de consommation plus responsables, posez des questions exigeantes aux marques auprès desquelles vous achetez et utilisez votre pouvoir d’achat pour stimuler la demande de solutions plus durables tout au long de la chaîne d’approvisionnement.

Thijs : Voyez la valeur créée, et pas uniquement le coût. Reconnaissez les bénéfices supplémentaires qu’apporte la durabilité, au-delà des obligations réglementaires ou des exigences de conformité. N’essayez pas de tout transformer d’un coup : commencez par de petites actions, puis vous en constaterez rapidement les avantages. Par ailleurs, les données montrent que les entreprises pionnières en matière de durabilité ont été beaucoup moins vulnérables aux récentes crises géopolitiques de l’énergie et aux fluctuations mondiales des prix des carburants. Prenez le contrôle de votre stratégie dès aujourd’hui, avant que les futures réglementations ne l’imposent à votre place.

Photo de l'Impact Report de Spring GDS

Curieux d'en savoir plus ?

Cette année, Spring GDS a publié son premier Rapport d’Impact, qui présente les résultats obtenus ainsi que les enseignements tirés des actions ESG que nous avons menées à ce jour.

Consultez ce rapport pour découvrir en détail nos initiatives en matière de durabilité, les progrès réalisés jusqu’à présent et les prochaines étapes de notre démarche vers une logistique plus durable.

Impact Report